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Interview vidéo: Laurent Bagnol au Domaine Mas Lau à Souvignargues

Interview vidéo: Laurent Bagnol au Domaine Mas Lau à Souvignargues
Publié le 16 février 2017

Laurent Bagnol est un amoureux de la vigne. Il façonne des vins natures, applique des gestes ancestraux sur son terroir, sa vigne et lors de la vinification du vin.

Il n’utilise aucun pesticide ou engrais, il laisse la nature enfanter ses vignes pour produire un nectar digne des plus grands vins.

Il joue avec ses terroirs comme un musicien joue sur son piano ; il compose, il élabore chaque vin avec passion.

Laurent Bagnol cultive ses vignes de la façon la plus naturelle possible sans utilisation de désherbant, d’engrais chimiques ni de produits de synthèse. Sa démarche va au-delà des normes de l’agriculture biologique et biodynamique. Le travail en cave se fait après les vendanges manuelles avec des levures indigènes et des doses de soufre homéopathiques.

Les vignes sont labourées pour aérer les sols et aider la vie biologique. Aucun intrant œnologique n’est utilisé en production. Laurent Bagnol est un vigneron respectueux de son environnement, de ses sols dans le but de produire des vins authentiques.

Interview vidéo: Laurent Bagnol au Domaine Mas Lau à Souvignargues

 

 

Interview vidéo: Laurent Bagnol au Domaine Mas Lau dans sa parcelle d’oeillade à Souvignargues

 

 

 

Interview de Laurent Bagnol au domaine Mas Lau à Souvignargues

Pour ceux préférant la lecture au visionnage de vidéo, vous retrouverez ci-dessous la retranscription de mon interview avec Laurent Bagnol, au domaine Mas Lau.

 

Romain : Bonjour ! Aujourd’hui on est à Souvignargues, chez Laurent Bagnol, au Domaine Mas Lau. On déguste bien-sûr ses vins ! Et aujourd’hui il va nous parler un peu de son parcours, comment il a commencé, où il en est aujourd’hui, sa philosophie un peu et comment il voit le vin aujourd’hui.

 

Laurent : Bonjour à tous, moi le vin en fin de compte je l’ai connu par rapport à la restauration, parce que je travaillais en tant que sommelier dans la restauration et le problème c’est que je voulais savoir un peu plus sur ce qu’il y avait derrière la bouteille, c’est-à-dire la production. Du coup, je me suis aventuré chez des vignerons pour apprendre et tout ça, et je me suis pris d’une passion parce que comme je suis originaire aussi d’agriculture, mon père et mon grand-père étaient dans l’agriculture, pas dans le monde du vin mais dans l’élevage et le frais et je suis revenu à mes origines, par l’intermédiaire du vin. C’est vrai qu’au jour d’aujourd’hui, j’ai commencé en 2008 avec 1 hectare, parce que je n’avais pas la prétention de savoir faire du vin, je ne savais pas quelle direction prendre, donc j’ai voulu me tester sur 1 hectare. Et en fin de compte, d’années en années, j’y ai pris goût et aujourd’hui j’ai 10 hectares : avec blanc, rosé, rouge avec pas mal de rouge et un peu de blanc (grenache blanc) qui en sera mon 3ème millésime en 2016. Après j’ai choisi de faire des vins par rapport à mon statut de sommelier : je cherche des typicités de région, de cépage et de millésime. La façon pour pouvoir représenter ces typicités là c’est de travailler de façon ancestrale, c’est-à-dire avec de la levure indigène, avec le terroir, avec la matière végétale qui nous donne une qualité, c’est moins la vinification : je travaille sans intran œnologiques, justement pour avoir cette pureté de produits.

 

Romain : Sans vouloir te couper, c’est ce que l’on appelle des vins naturels quoi ?

Laurent : Oui bien-sûr. Après vin nature, vin naturel… On a donné un nom pour donner un nom, mais après je parlerais plus de vin authentique, c’est-à-dire un vin de vigneron, vin de typicité, mais je recherchais aussi des vins digestes, frais…

Romain : C’est vrai que dans le Languedoc, avec cette température….

Laurent : Oui, on a tendance à faire des vins a 14/15, qui est devenu une mode je pense, vous allez dire que moi aussi je deviens à la mode parce que le vin nature prend aussi la mode, mais moi c’est plus le côté personnel, puisque c’est moi qui les boit avant tout ! J’ai commencé par les boire en les produisant, mais ça me faisait trop tout seul donc sur le coup… J’en vends au marché ! Mais c’est plus une passion qu’un commerce.

Romain : Mais on est d’accord, c’est ton job, tu vis que de ça ?

Laurent : Maintenant, depuis deux ans je ne vis que ça.

Romain : Que depuis 2 ans ?

Laurent : 2 ans. Bientôt 2 ans, j’ai déjà des clients qui sont fidèles, des gens qui me mettent en avant, je suis producteur : pas vendeur. J’ai été vendeur ! Puis surtout, moi je ne veux pas voler les gens ! On m’a dit que ça ça faisait mal à la santé, ça aussi etc…  Mais moi je n’ai pas attendu qu’un politicien me dise il faut arrêter de faire ça… J’ai pris les rênes avant, j’ai dit ça je vais arrêter, ça je ne vais pas le vendre… C’est une conscience avant tout !

Romain : Par exemple beaucoup de gens se posent des questions vis-à-vis du souffre, toi ton point de vue là-dessus et ton utilisation ?

Laurent : L’utilisation, c’est comprendre aussi à quoi sert le souffre pour dire « bah j’en ai pas» ou « c’est mauvais sur la santé » parce que moi au début j’ai commencé à en mettre pour les mises en bouteille et tout ça et j’en avais mis dans mon premier millésime, la paranoïa du souffre, mais je mettais trompé dans le dosage et sur le coup c’était comme si j’avais rien mis… Et après à un moment une collègue m’a dit « ton sulfite il sert à rien parce qu’il est périmé ! » mais moi je ne savais pas que ça périmait. Parce que il faut savoir que c’est un antiseptique, et au bout d’un moment ça ne fait plus le travail d’antiseptique et de nettoyant : ça ne nettoie plus les bactéries qui peuvent se trouver dans le raisin. Ça donne beaucoup de travail à la vigne aussi, parce que il faut ramasser des raisins sains, pour éviter de rajouter ça. Parce qu’aujourd’hui même avec des vendanges pourries on peut faire du vin.

 

Romain : D’être plus propre en amont tu veux dire, ça permet de mettre moins de sulfite ?

Laurent : Oui, 80 % sont travaillés à la vigne ! Pas de maladies dans la vigne, de pesticides, de produits chimiques qui vont altérer ce côté vin. Après en cave, a part gérer un peu pour ne pas que ça prenne l’air, ou faire du remontage… Y’a entre guillemets y’a pas grand-chose à faire. Après, y’a l’éducation. Y’a pas que la vinification, y’a l’éducation.

Romain : L’éducation, ça veut dire l’élevage quoi ?

Laurent : Moi j’appelle ça l’éducation oui.

Romain : L’éducation, pour élever les vins ? Les mettre en barrique ou en cuve quoi.

Laurent : Oui, tu vas choisir tel ou tel contenant pour faire ça etc., tout dépend de la finalité que tu veux. Après il y a les aléas de la cave aussi, parce que je n’ai pas beaucoup de place chez moi ! Mais c’est bien, c’est intéressant. Chaque millésime est différent quoi. Les années se suivent et ne se ressemblent pas… On se remet en question chaque année !

Romain : C’est la base, surtout quand tu travailles en nature.

Laurent : Chaque vendange est importante ! Il y’a plein de choses qui jouent.

Romain : Toi comment tu définirais tes vins, dans la dégustation ou la typicité ?

Laurent : La fraîcheur, l’équilibre, la digestivité. Après j’aime beaucoup le fruit, j’essaye de retrouver des fruits dans mes vins, et le côté « picole, bourru ».

Romain : Ah ça faut pas l’oublier le côté picole !

Laurent : Ah oui, à la base je bois beaucoup et je suis sportif avant tout aussi ! C’est que des fois, avec des amis on fait la fête la veille et on essaye de trouver des vins plus digestes aussi, pour que le lendemain on n’est pas les jambes ou les bras cassés quand on prend le vélo ! Souvent, il y a le volume qui fait que ça fait mal aussi… Ce qui est bien, c’est qu’on aime ou on n’aime pas quoi.

Romain : Perso, je suis très fan de tes vins. Il y’a une fraîcheur et un équilibre dans tous tes produits, c’est une pureté, c’est très net à chaque fois… Puis merci Laurent pour ton commentaire !

Laurent : Merci à toi d’être venu, d’être venu me rendre visite, ça fait toujours plaisir ! Y’a pas beaucoup de professionnels qui font ça, qui font des déplacements.

Romain : C’est important de rencontrer, de voir les personnes !

Laurent : Se déplacer comme ça c’est important !

Merci encore Laurent !

Pour retrouver les produits du domaine Mas Lau, cliquez ici !

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